Tabac : il faut arrêter avant 30 ans !
Plus tôt on arrête, plus longtemps on vit
Deux études viennent confirmer une évidence : l’espérance de vie est d’autant plus forte qu’on arrête tôt…
Accouchement de l’A20 : ni responsables ni coupables
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Prothèses PIP : la justice se dégonfle
Le PDG remis en liberté
Jean-Claude Mas, PDG de la société de prothèses en silicone frelaté, a été remis en liberté.
Public / privé : fin de la convergence
L’Assemblée a voté
Les députés ont voté la fin de la convergence tarifaire entre hôpitaux publics et cliniques privées.
Dépistage : vive les nanotechnologies
Cancer de la prostate ou VIH à vue d’œil
Des chercheurs britanniques ont mis au point un test à base de nanoparticules d’or qui dépiste VIH et cancer.
Grippe : le vaccin Novarrtis interdit de séjour
Retiré de la circulation par précaution
Des lots de vaccins antigrippaux Agrippal de Novartis, déjà retirés e Italie et en Suisse le sont aussi en France.
Dépassements ; mutuelles et MG France ravis
On considère qu’un premier pas a été franchi
La Mutualité Française et MG France ont publié lundi un communiqué commun pour dire leur satisfaction.
Dépassements : le CISS pas content
L’accord le rend malade
Le Collectif Interassociatif sur la Santé dénonce l’accord signé sur les dépassements d’honoraires.
Psychotropes : le Nouvel Obs et les autres
La vérité sur la consommation
Le Nouvel Obs consacre sa couverture aux psychotropes quand l’Inserm publie une expertise collective.
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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