Grenoble, ville handi-friendly
Classée commune la plus accessible
L’Association des Paralysés de France a désigné Grenoble « ville la plus accessible aux handicapés »
Santé : le jour du Grand Soir n’est pas venu
Jean-Marc Ayrault pas convaincant
On attendait beaucoup du 1er discours du 1er ministre sur la santé. On attendait trop…
Sénat : un rapport plutôt hard
Les déserts médicaux en ligne de mire
Pour lutter contre les déserts médicaux, les sénateurs formulent des propositions décoiffantes
Salles d’injections : l’Ordre dit non
Le Conseil de l’Ordre est contre
L’Académie de Médecine et l’Ordre des Médecins ont indiqué leur opposition aux expérimentations
Cancers : 58% de guérison
C’est mieux… mais pas beaucoup
L’InCA et l’INVS ont rendu publics les résultats d’une vaste étude sur la survie des malades
Ouverture d'une salle de shoot à Paris
Matignon a dit d'accord
Le Premier ministre a donné son accord sur l'ouverture d'une salle de consommation à Paris
Suicide: journée de réflexion sur la prévention
L'entourage au coeur du dispositif
Les 17èmes Journées Nationales de prévention du suicide se déroulent aujourd'hui à Paris
Port-Royal : on sait qu’on ne sait pas
Faute médicale, manque de place, de personnel ?
La mort in utero d’un bébé à la maternité de Port Royal met en cause la pertinence du plan périnatalité
Médicaments OTC : Leclerc y va
Positionnement santé renforcé
Le Groupe Leclerc veut vendre des médicaments non remboursés dans ses magasins. Offensive en vue
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.