Prothèses PIP : qui va payer ?
Décision le 11 avril
C’est le 11 avril que la Justice décidera si les femmes qui se sont fait retirer leurs prothèses seront remboursées
Autisme : en attendant le plan
Pour l’instant, rien de précis
En guise de Plan autisme 2013 – 2015, on n’a pour l’heure qu’une interview de la ministre au Figaro
Génériques : mis en boite par l’Express
Énième bouquin, énième dossier
Tout le monde aura vendu son petit dossier anti-médicaments. Cette semaine, l’Express et les génériques
Grippe A- H7N9 : touché ou coulé ?
Surveillance renforcée
C’est nouveau, ça vient de sortir. La grippe aviaire a changé de virus
Cancer du sein : le dépistage piétine
1 femme sur 2 s’est déplacée
La proportion de femmes ayant participé au programme de dépistage organisé reste stable
Choc de simplification: premières victimes
les comités théodule de la santé
Les 1eres victimes du "choc de simplification" sont des comités jugés inutiles dans le domaine de la santé
Autisme : une journée et un plan
MA.Carlotti distille ses annonces
A l’occasion de la Journée mondiale de l’Autisme, la ministre dévoile les grandes lignes du 3e plan autisme
Mutuelle santé d’entreprise : quelle concurrence ?
Bataille pour le libre choix
L’Autorité de la concurrence recommande de laisser le libre choix des mutuelles aux entreprises
Tabac : les ventes en chute libre
2012 sera-t-elle l’année charnière ?
Ce n’était pas arrivé depuis 2004 : les ventes de cigarettes ont baissé significativement l’an dernier
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi




Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation

Décidément, pour une loi qui devait s'appuyer sur un consensus, le projet déposé par Alain Claeys et Jean Léonetti passe pour l'instant à côté de l'objectif.

A la veille du début des débats au Parlement, l'Académie Nationale de Médecine a ainsi tenu à exprimer ses inquiétudes

"sur les conséquences que pourrait avoir une interprétation erronée, abusive ou tendancieuse, du terme sédation.
Dès lors que la distinction entre les deux situations, fin de vie et arrêt de vie, n’est pas précisée, toute disposition législative contraignante ouvre la voie à des dérives abusives voire condamnables.

 La fin de vie intervient par le fait d’une maladie au stade ultime de son évolution, éventuellement après arrêt de tout traitement dans le refus de tout acharnement thérapeutique. Elle intervient aussi au terme du processus naturel du vieillissement chez des personnes demeurées autonomes ou devenues dépendantes physiquement ou par déficit cognitif.

 L’arrêt de vie fait suite à une demande volontaire à mourir alors que la vie n’est ni irrémédiablement parvenue à son terme ni immédiatement menacée.

 Le qualificatif « terminal » appliqué à la sédation profonde fait apparaître que son but premier n'est pas de soulager et d'accompagner le patient, mais de lui donner la mort. Quand bien même il s’agirait « seulement » d’une aide au suicide, il s’agit d’une euthanasie active. Il n’est pas dans la mission du médecin de donner la mort. Aucun médecin ne saurait par la loi se voir contraint de transgresser ce principe". 

L’Académie nationale de médecine estime qu’il appartient au seul médecin sollicité au nom du respect du droit des malades de procéder à une consultation collégiale avant de décider de statuer sur la notion d’obstination déraisonnable.

Elle insiste sur les exigences d’une authentique concertation. La participation de l’ensemble de l’équipe soignante, de membres de la famille ou de la personne de confiance est indispensable. La participation d’un tiers extérieur au service (médecin traitant, membre du comité d’éthique) est souhaitable.

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