Si l’actualité a montré que la vie politique suscitait quelques allergies graves dans le corps électoral, ce n’est pas grand-chose face aux attaques en règle dont la population est l’objet de la part des pollens.
En France, 20% à 30% d’entre nous, toutes opinions politiques confondues, seraient concernés par une allergie respiratoire (rhinite allergique et asthme), contre 3,8% en 1968. Mais une allergie à quoi ?... Un début de réponse avec ce chiffre livré par l’institut TNS Healthcare dans le cadre d’une enquête réalisée pour le Comité Français d’Observation des allergies (CFOA) : 84 % des patients touchés se déclarent sensibles aux acariens et/ou pollens.
Selon Michel THIBAUDON, Directeur du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), « Ce chiffre reflète assez bien la réalité, sachant que selon les études, les acariens et les pollens sont les principaux responsables des rhinites allergiques. Concernant les pollens, les graminées sont à l’origine de 50 % des allergies, suivis des pollens de bouleau (30%), des pollens de cyprès (15 %), et enfin des autres pollens d’arbres. Il faut également prendre en compte certaines spécificités régionales comme par exemple les pollens d’ambroisie qui, dans la région Rhône Alpes, peuvent représenter 12 à 15 % des causes allergiques et seront extrêmement allergisants.