Les génériques pris en grippe
Pas assez prescrits, plus assez substitués




On les croyait définitivement mis en orbite sur le marché du médicament de prescription. Pas du tout.

Depuis 2003, les pharmaciens substituaient à tour de bras les médicaments génériques aux médicaments princeps prescrits par les médecins.

Pour la première fois l’an dernier, le taux de substitution dans les officines hexagonales a reculé de 75% à 72% si l’on en croit les derniers chiffres du Gemme, le syndicat des génériqueurs.

Même si le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 12,5% dans le même temps, les objectifs de l’Assurance Maladie pour 2010 (atteindre un taux de substitution de 80%) paraissent donc mal engagés.

Les médecins, de leur côté, jurent leurs grands dieux qu’ils adorent les génériques (c’est l’opinion de 62% d’entre eux), mais ils sont encore 4 sur 5 à trouver plus simple de prescrire un nom de marque. Les génériques sont-ils en train d'être pris en grippe ?

 

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