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Le nombre d’interventions a doublé en 5 ans. La CNAM veut tailler dans le gras

La chirurgie bariatrique a concerné plus de 30.000 patients en 2011. Du coup, l’Assurance maladie s’en émeut et voudrait désormais mieux encadrer cette pratique.

La CNAM s’appuie sur la disparité des pratiques, à la fois en termes de techniques (certaines permettent la réversibilité, d’autres non) et de régions (2 interventions pour 10.000 habitants en Auvergne, 6 en PACA ou Languedoc-Roussillon).

Si on sent pointer des mesures restrictives, ce n’est pas sur l’inefficacité de la chirurgie de l’obésité que l’Assurance Maladie pourra s’appuyer. Une étude suédoise, qui vient d’être publiée, montre que les facteurs de risque cardiovasculaires tels que le poids, le profil lipidique, la pression artérielle, la glycémie et la sensibilité à l’insuline se sont significativement améliorés après 10 ans de suivi chez les patients opérés.

Mieux encore, la chirurgie est clairement associée à une baisse  de l’incidence du diabète de type 2 après 15 ans de suivi, y compris chez les patients dont l’IMC ne les rendait pas éligibles à l’intervention.

Cette étude scandinave arrive à point nommé pour renforcer l’argumentation des meilleurs spécialistes français qui, à l’instar du Dr Dominique Branche plaident pour un assouplissement des recommandations officielles fixant l’IMC entre 35 et 40 et pour la mise en place d’équipes pluridisciplinaires permettant d’assurer le suivi post-opératoire des patients.

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