Tabac: forte augmentation en janvier?
Rien n'est encore décidé
Se contentera-t-on de l'annonce spectaculaire des "paquets neutres" ou les prix vont-ils flamber?
Compléments alimentaires: pas si anodins que ça
L'ANSES appelle à la nutrivigilance
1 Français sur 5 prend des compléments alimentaires mais il y a des effets indésirables
Anorexie/boulime: une découverte qui va faire du bruit
Une bactérie intesttnale en cause
Ce qu'on met sur le compte du cerveau viendrait-il de l'intestin?
Semaine du goût, semaine du sucre?
Une initiative de plus en plus contestée
Faire découvrir aux enfants leur patrimoine gastronomique, à l'initiative de l'industrie sucrière...
Don d'organes: mini-campagne pour maxi-besoins
L'action d'information n'est vraiment pas au niveau
En 2013, 14.336 patients étaient en attente d'une greffe de rein. 3074 ont pu être greffés...
Le Val-de-Grâce sort du rang
Les hôpitaux militaires mis au pas
Le Val-de-Grâce va peut-être fermer : les 9 hôpitaux militaires représentent le 1er déficit hospitalier de France
Grippe ou Ebola?
La psychose avant l'hiver?
Avec des symptômes comparables au début de la maladie, on pourrait bien confondre
#RdvSolidaire: la Mutualité s'affirme
Une web-série humoristique très corporate
La Mutualité Française a choisi la diffusion d'une web-série pour prôner ses valeurs mutualistes
Les Françaises allaitent peu
Pas beau le débit de lait
Si les Françaises sont les championnes de la natalité, elles ne sont pas les championnes de l'allaitement
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN

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