Cumul emploi - retraite: Roselyne aussi
6 100 euros + 14 100 euros
De quoi se plaignent les retraités? Certains jouissent d'une excellente santé financière.
Le trou de la sécu atteint… des sommets
27 milliards d’euros prévus en 2010
Les abîmes de l’Assurance Maladie ne sont pas encore atteints. La descente aux enfers continue…
Sécurité routière: "l'insoutenable" est-il efficace?
La dernière campagne s'appuie sur l'horreur
Faut-il qu'une communication soit insoutenable pour toucher son public? Polémique.
Pierre Bachelot à l'INPES: au mérite
La Ministre trouve justifié son recrutement
Roselyne Bachelot ne comprend pas comment on peut s'étonner de la nomination de son fils.
Tu t'es vu quand t'as pas vu?
C'est la semaine de la vision
L'Association Nationale pour l'Amélioration de la Vue nous ouvre les yeux sur un vrai problème.
Raphaël Radanne: de l'Elysée à Danone
Le yaourt est bon pour sa santé
Transfert de l'Elysée à Danone: mercato politico-économique.
Bisphénol A: précaution justifiée
Des risques pour l'Homme soupçonnés
L'INSERM rend publics aujourd'hui les résultats d'une expertise collective sur le bisphénol A.
Vaccination antigrippe: deux en un
Du saisonnier + du H1N1 cet automne
Le HCSP annonce un vaccin "mixte" pour cet automne : grippe saisonnière et H1N1.
Cancer: grosse fatigue
Un effet secondaire... majeur
4 patients sous chimio sur 10 estiment que la fatigue est le principal effet "secondaire" du traitement.
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN

/>