Paquets neutres: c'est pour l'an prochain
Un rajout prévu au plan Santé
Le projet de loi Santé ne les prévoyait pas mais les paquets neutres feront l'objet d'un amendement
Fin de vie: ça commence
Le Parlement entame l'étude du projet de loi
Les médecins s'inquiètent des interprétations de la notion de sédation
Vaccinations obligatoires: le procès qui fera date
Des parents saisissent le Conseil Constitutionnel
Un couple jugé pour refus de vaccination sur ses enfants a saisi le Conseil Constitutionnel
RSI: le ras-le-bol des indépendants
Leur sécu ne tourne pas rond
Le régime de protection sociale des indépendants accumule les dysfonctionnements du système
Ocytocine, aussitôt fin
L'hormone de l'amour fait maigrir les hommes
L'ocytocine ne fait pas seulement fondre d'amour. Elle ferait aussi fondre la graisse des hommes
Journée de l'audition: l'oreille en coin
Les jeunes n'écoutent rien
MP3 à fond la caisse, concerts à côté des baffles... ça craint pour leurs oreilles
Sucres: l'OMS stop
Il faut réduire les rations de sucres cachés
L'OMS a publié de nouvelles recommandations visant à faire baisser la consommation de sucre
La paracétamol est-il dangereux?
Ou sont-ce plutôt les études mal comprises?
Une étude britannique a mis en évidence des effets secondaires graves liés au paracétamol. Du calme !
Ebola: a-t-on tiré les leçons de la crise?
Les industriels au coeur de l'après-crise
L'urgence a amené les sociétés de biotechnologies et les entreprises du médicament à accélérer leurs travaux
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN