Pas de papier, pas de santé
A quoi ça rime ?
Les députés instaurent un droit d’accès à l’Aide Médicale d’Etat pour les sans papiers. Ridicule et dangereux.
L’euthanasie gagne du terrain
Les Français sont favorables à une loi
Unanimité chez les Français… C’est rare, surtout sur un sujet aussi sensible que l’euthanasie et la fin de vie.
Avant l’heure c’est pas l’heure
Après l’heure non plus
Deux fois par an, revient la cérémonie du changement d’heure et ses polémiques à dormir debout.
Recherche : à vot’bon cœur!
Le donocoeur cherche des sous
Du 30 octobre au 7novembre, c’est la 2ème édition du Donocoeur
Le Bisphénol passe par la peau
Tickets de caisse et de cartes bleues en cause
Des chercheurs de l’INRA à Toulouse démontrent que le BPA passe aussi par la peau.
Mortalité infantile en hausse
Tout le monde ne devient pas centenaire…
D’accord, le nombre de centenaires augmente. Hélas, la mortalité infantile aussi.
Consultations on-line : on n’est pas des bœufs !
Les médecins moins regardants que les vétérinaires
La légalisation des consultations médicales par Internet fait du bruit. Moins que pour les vétérinaires ?
Maternité : Bachelot part pour 20 semaines de congés
La Ministre d’accord avec l’Europe
On n’avait entendu que Nadine Morano, qui était contre. On vient d’entendre Roselyne Bachelot, qui est pour.
Pas beau le débit de LED
Alerte sur les diodes électroluminescentes
Les LED présentent un risque pour la rétine. C’est nouveau, ça vient de sortir…
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN

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