La médecine du travail fera cavalier seul
Elle sort de la Loi sur la retraite
Les sages de la rue Montpensier ont sèchement retoqué les articles concernant la médecine du travail.
Diabète : ça flambe
Deux fois plus de malades traités
La dernière livraison du BEH fait le point sur l’évolution du diabète traité.
Prix du tabac: plus, c'est pas assez
Une augmentation en trompe l'oeil
A qui profitera l'augmentation du prix du tabac? Pas à la santé publique...
Cancer : du [beaucoup] mieux
Mortalité en nette baisse
Selon un rapport de l’INCa, la mortalité due au cancer a nettement diminué en France depuis 20 ans.
Sida : le dépistage, systématiquement proposé
5 millions de tests espérés
Le dépistage devient un élément moteur de la prévention dans le Plan Sida 2010 – 2014.
5 fruits, 5 légumes et un ticket restau
Une prime à l’équilibre alimentaire
On pourra désormais acheter des fruits, des légumes et des produits laitiers avec des chèques restaurant.
Rapport Bockel : le come back de Billy the kid
Bockel remet en piste le “repérage précoce”
Certaines conclusions du rapport Bockel se montrent favorables au repérage de la délinquance dès 2 ans…
Téléthon vs France Télévisions : l’effet Bergé ?
L’audiovisuel public ne veut plus s’engager
France Télévisions ne voudrait plus du Téléthon en 2011. Effet Bergé ou effet audience?
Médicaments : des franchises franchement pas claires
Surtout injustes ou surtout inefficaces ?
L’IRDES livre une analyse très critique de la mise en œuvre des franchises sur les médicaments.
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN

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