Dépistage : les sourds se font entendre
Contre le dépistage à la maternité
Le dépistage précoce de la surdité congénitale exaspère la Fédération Nationale des Sourds de France (FNSF)
Information des patients: ça râle côté mutuelles
Le mouvement craint une main-mise
Une directive européenne permet aux labos de prendre en charge l'information des patients.
Téléthon : dernier marathon TV ?
La formule va changer dès l’an prochain
Pas de polémique cette année avec Pierre Bergé, mais une interrogation : que va devenir le Téléthon en 2011 ?
Surdité: un chou, c'est un chou
Dépistage dès la naissance
L'Assemblée Nationale a voté le dépistage systématique de la surdité des nouveau-nés.
Tabac : pas de libre circulation ?
L’Assemblée Nationale s’oppose à Bruxelles
La commission des finances de l’Assemblée Nationale a refusé mercredi d’appliquer la libre circulation du tabac.
Sarko se rapproche des médecins
Le Président a validé le rapport Hubert
Nicolas Sarkozy a validé point par point le rapport sur la médecine de proximité.
Bougez avec l'INPES
Nouvelle campagne nutrition
L'INPES lance demain la diffusion d'un nouveau film de pub en TV. "Bouger 30' par jour, c'est facile".
Sida : un 1er décembre de lutte
Incitation au dépistage, mais suppression de l’AME
Campagne nationale d’incitation au dépistage et suppression de l'AME pour les sans papier. Fâcheux symbole.
Sarkozy en visite médicale
La médecine de proximité vue de près
Signes forts attendus, moins d'une semaine après la remise du rapport d'Elisabeth Hubert.
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN