Le Yoga fait son festival à Paris
La zénitude du 23 au 26 octobre
La 3ème édition du Yoga festival de Paris est organisé conjointement avec le salon Bio vivez Nature
Bon anniversaire Madame Sécu
Un système qu'on n'imaginerait plus aujourd'hui
Ce qui était possible il y a 70 ans est-vraiment il devenu une utopie en 2015?
Grève des médecins: grosse mobilisation
1 cabinet sur 2 encore fermé aujourd'hui
La grève des médecins libéraux, menée juste avant le vote de la loi santé par le Sénat, est un incontestable succès
Fin de vie: on reste sur le droit à "la sédation profonde"
Les députés refusent le suicide assisté
Les députés se penchaient dans la nuit de lundi à vendredi sur la loi sur la fin de vie
Journée des aidants: 15% de la population concernés
40% des aidants sont salariés par ailleurs
Être aidant n'est pas un métier. Pourtant, beaucoup d'entre eux y consacrent la plus grande partie de leurs journ
Nobel de médecine: 3 ex aequo...
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Le prix Nobel de médecine et physiologie a été décerné à 3 chercheurs - découvreurs dans el domaine des maladies pa
Méningite B: les Anglais vaccinent en masse
1ère mondiale outre-Manche
Les autorités sanitaires britanniques ont décidé la mise en œuvre d'un programme de vaccination à grande échelle
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La Journée nationale de la méningite a lieu chaque 1er samedi d'octobre. Et ce n'est pas un luxe...
Restauration: hygiène à la carte
Le gouvernement rend publics ses contrôles sanitaires
La mesure avait été annoncée l'an dernier. La liste des contrôles sanitaires est désormais publique
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Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN

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