Cancer du sein : dépistage en 3D
Aux USA et nulle part ailleurs
L’Agence américaine des médicaments autorise désormais les mammographies en 3D.
Des bourses pour la médecine de proximité
Sarko s’attaque à la sous-médicalisation
Au cours de son émission face aux Français sur TF1, Nicolas Sarkozy a annoncé la création de 400 bourses.
Le consultation augmente de 0,50 centimes?
En l'absence de carte vitale
Le syndicat de médecins CSMS veut appliquer un surcoût en cas d'oubli de la carte vitale.
Cancer du poumon : en hausse chez les femmes
Presque partout en Europe
Le nombre de décès par cancer du poumon augmente chez les femmes dans presque tous les pays européens.
« Bébé médicament » : une 1ère en France
Il va soigner ses frères et sœurs
Le petit Umut-Talha est né à l’hôpital Antoine Béclère à Clamart. Il est le 1er bébé médicament français.
La Mutualité attaque Servier
Escroquerie et tromperie aggravée
La Mutualité Française a annoncé qu’elle avait porté plainte contre les laboratoires Servier.
Les génériques, c’est pas encore automatique
Prescrits, mais pas assez
La progression de la prescription de génériques n’était-elle qu’une bulle en voie d’éclatement ?
Bioéthique : le projet de loi en examen
L’Assemblée s’en empare ce mardi
La discussion par les députés du projet de loi relatif à la bioéthique commence ce mardi. Chaud…
Obésité : la planète déborde
Il y a 500 millions d’obèses dans le monde
Plusieurs publications dans la revue The Lancet montrent que la prévalence de l’obésité a doublé depuis 1980.
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN