L’accouchement n’est plus ce qu’il était
2 heures de plus qu’il y a 50 ans
Tout ne va pas plus vite qu’avant… exemple : donner naissance prend plus de temps aujourd’hui.
Vaccinations : nouveau calendrier
Nouveautés pas très nouvelles
Le Haut Conseil de la Santé publique rend public le nouveau calendrier vaccinal. Pas de surprise.
Cocaïne : moins de poudre aux yeux
Son image se dégrade
L’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies l’affirme : l’image de la cocaïne se dégrade.
Pollution : aujourd’hui, restez chez vous !
Ce mardi, pire jour de la semaine
L’Agence Régionale de Santé lance un bulletin d’alerte à la pollution aux particules fines.
Bisphénol A : pas interdit partout
Les USA font de la résistance
L’Agence américaine de sécurité alimentaire refuse d’interdire le bisphénol A dans les conteneurs alimentaires.
Cancer de la peau : ça crame
Incidence multipliée par 8 en 40 ans
Une étude parue dans la revue Mayo Clinic Proceedings dresse un bilan alarmant chez les moins de 40 ans.
Asthme : un vaccin et puis c’est tout
L’asthme allergique bientôt terrassé ?
Parmi les nouvelles pistes en développement, la vaccination contre un des allergènes les plus fréquents.
Franciliens : au pas camarade, au pas
C’est en Ile-de-France que l’on marche le plus
Les Franciliens sont les Français qui marchent le plus : 9 744 pas en moyenne par jour.
L’autisme en campagne
La sensibilisation s’impose
« Ensemble pour l’autisme » lance une campagne de sensibilisation à l’autisme, Grande Cause nationale.
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN