4 Américains sur 10 obèses d’ici 2030
Michelle Obama a encore à faire
En 2030, 42,2% des Américains pourraient être obèses en 2030, faute d’inversion de tendance.
Amiante : le décret in extremis
Parution au JO du 5 mai !
Il s’en est fallu de peu. Le décret sur la protection contre les risques de l’amiante a été publié le 5 mai.
L’ivresse sans alcool
Un coup dans le nez par spray
Le designer Philippe Starck et un scientifique franco-américain ont mis au point un spray d’un genre nouveau.
Les globules rouges ont la vie dure
Des cellules sanguines de 5 300 ans
L’homme des glaces vieux de 5 300 ans n’a pas fini de livrer ses secrets.
Mediator : scandale dans le scandale
Détournement dans une association
Le président d’une association de victimes du Mediator est accusé de détournement de fonds. Décidément…
L’autisme à gorge déployée
« Le Bal des pompiers » : La pièce à voir
Le Bal des pompiers est une pièce de théâtre qui aborde par l’humour le thème de l’autisme. Très réussi.
De plus en plus vieux mais pas mieux
L’espérance de vie en bonne santé régresse
C’est la 1ère fois que le constat est établi. On vit en France de plus en plus vieux, mais pas en bonne santé.
La Mutualité surfe sur la vague électorale
Campagne de pub pro-santé
Faut-il acheter de l’espace publicitaire pour faire parler de santé ? Apparemment oui.
Vitamine D : on veut du soleil !
Enfin un déficit non budgétaire
Les déficits en vitamine D – indispensable à la solidité des os – sont plus fréquents qu’on ne le croit.
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN