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Alcool : 400.000 hospitalisations annuelles
+ 30% en 3 ans !
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Sida : peut-être des autotests en pharmacie
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Conseil National du sida et Comité d'éthique ont donné un avis favorable aux autotests de dépistage
Don de moelle osseuse
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L’Agence de biomédecine cherche à recruter 18.000 nouveaux donneurs de moelle osseuse
e-sante : 14 projets sélectionnés
M. Touraine et A. Montebourg, même combat
Le Gouvernement est aux petits soins pour les services numériques de santé
Port Royal : l’AP-HP lave plus blanc
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Pas d’erreur médicale. C’est la conclusion de l’enquête interne suite au décès in utero d’un fœtus en janvier
Du sang, du sang !
L’EFS fait un appel au don
La neige et les vacances ont dangereusement fait baisser le volume des dons de sang
Dormez en paix
Journée anti-perturbations
Pour la 13e Journée du Sommeil, le 22 mars, c’est l’importance de l’environnement qui sera soulignée
Le Sport, c’est la santé
10 réflexes pour la conserver
Le Ministère des Sports et celui des Affaires sociales lancent une campagne de prévention vers les sportifs
Tabac, blague à part
Jamais contents...




L'augmentation du prix du tabac était au centre de la Newsletter Bien Sûr Santé. A découvrir avant de s'abonner !

Comme d’habitude, l’augmentation des taxes sur le tabac mécontente tous les bords.

Il y a les mécontentements attendus, ceux des buralistes qui voient fondre leur chiffre d’affaires au rythme des importations de contrefaçons et des achats transfrontaliers.

Il y a les mécontentements feints, ceux des industriels du secteur, qui ont depuis longtemps tiré un trait sur leur croissance dans les grands pays développés et concentrent avec succès leurs efforts de développement sur l’Afrique et l’Asie.

Il y a aussi les mécontentements agaçants, ceux des associations anti-tabac qui estiment que la dernière hausse de 40 centimes par paquet, suivie dès juillet d’un nouveau soubresaut, sont de la roupie de sansonnet, des mesurettes  largement insuffisantes pour peser sur la consommation.

Il y a enfin – d’abord ! - les mécontentements résignés, ceux des 30% de Français, fumeurs invétérés, qui savent parfaitement que leur addiction est dangereuse et coûteuse mais, contre toute raison, acceptent d’en payer le prix, quel qu’il soit.

Contre toute raison parce que, les comportements humains n’étant pas toujours dictés par la rationalité, ce sont hélas les plus démunis qui forment le gros des troupes tabagiques.

Des exemples ? Aujourd’hui, selon l’INPES, 50% des demandeurs d’emploi sont fumeurs [et rarement assujettis à l’ISF]. Côté travailleurs, un smicard, au rythme d’un paquet par jour, consacrera désormais pile poil  l’équivalent de 2 mois de revenus nets à l’achat annuel des nuit-grav’ les moins chères du marché…

On comprend que, par un vicieux système des vases communicants économico-sanitaires, des trous dans les poumons de fumeurs viennent en partie combler ceux qui empêchent les caisses de la Sécu de respirer. Mais il n’est pas pour autant évident que la stratégie des prix soit la meilleure des stratégies de santé publique pour en finir avec le tabac.

Lorsque l’on aura trouvé les bonnes réponses à la seule question qui vaille « Pourquoi fume-t-on ? », seuls les buralistes et les industriels du tabac pourront légitimement être mécontents.

Au-delà même de celles de la Sécu, les caisses de l’Etat s’en trouveront revivifiées : le coût sanitaire et social des maladies liées au tabac [estimé au total à 47 milliards d’ €] est sans comparaison avec le malheureux milliard  que devraient rapporter la dernière et la prochaine hausses…

Jacques DRAUSSIN

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